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Description des Jardins des Semences
Le jardin que je cultive depuis quatre ans, à Barjols, mesure pour le moment 4000 m². La parcelle était anciennement cultivée de vignes, puis elle fut laissée en friche pendant plusieurs dizaines d’années, avant de servir d’emblavure pour fournir de la nourriture aux sangliers. La structure du sol est assez équilibrée, avec une bonne proportion d’argile, atout certain lorsqu’on est dans une dynamique de “sol vivant”. La roche mère est plutôt calcaire. Autre atout, les jardins sont entourés de grandes haies diversifiés permettant à la faune de s’installer (et la diversité, c’est la vie…).
Au jardin, techniquement, après avoir décompacté des bandes de culture au motoculteur et enfoui de la matière organique, je cherche à conserver la micro-porosité établie par la vie du sol. Pour cela, je réalise à l’automne amendements et cultures de couverts végétaux adaptés, et travail à la grelinette si nécessaire. Le tout sans produits autres que de l’engrais organique au printemps (indispensable à mon sens, les premières années, afin de laisser le temps à la vie du sol de foisonner) et des extraits fermentés de plantes. Dans le respect des normes de l’agriculture biologique, je cultive la plupart des plantes potagères, aromatiques et médicinales qui constituent la gamme semencière, comme un maraîcher mais en laissant les plantes terminer leur cycle biologique, dans le but de pouvoir faire circuler leurs semences.
Depuis la saison 2024-2025, mon activité s’étend au maraîchage et à la production de plants, pour une proposition complète allant de la graine à la graine.
06.82.65.95.69
Les pratiques au jardin de Barjols
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Agriculture biologique : aucun engrais ni pesticide de synthèse et rotation des cultures.
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Travail du sol au maximum sans mécanisation : première aération du sol au motoculteur, puis entretien de cette porosité par travail à la grelinette et surtout par apport de matières organiques végétales – fumier pailleux de cheval, broyat des centres de compostage et culture de couvert végétal de type « engrais vert » hors saison de production.
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Des passe-pieds très enherbés permettent d’obtenir plusieurs floraisons successives au cours de la saison, apportant de la nourriture pour les insectes en tous genres et favorisant la vie du sol.
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Après destruction du couvert végétal à la fin de l’hiver, apport en surface d’une couche de paille pour limiter l’évapotranspiration du sol. Ensuite, pose d’un paillage en toile tissé synthétique afin de limiter encore l’évaporation de l’eau et surtout de limiter le désherbage.
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Production de mes propres plants. Semis directs effectués en priorité.
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Irrigation par goutte-à-goutte et, occasionnellement, par aspersion.
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Assolement réalisé de manière à prévenir les croisements entre différentes variétés d’une même espèce botanique, pour la production des semences.
Pourquoi et comment acclimater les semences ?
Depuis plus d’un siècle, l’essor des variétés modernes (sous obtention), des variétés hybrides F1 et des variétés génétiquement modifiées produites en laboratoire (OGM, CMS…) engendre la perte des variétés anciennes et régionales qui étaient adaptées au jardinage naturel.
Traditionnellement, elles étaient cultivées sur plusieurs générations, dans les mêmes conditions pédoclimatiques. Les plantes étaient bien adaptées au sol et au climat local : elles étaient acclimatées.
Pour accélérer et stabiliser ce phénomène, nous pouvons sélectionner les plantes en fonction de différents critères : résistance à la sécheresse ou à l’excès d’humidité, aux maladies, productivité, qualités gustatives, conservation, etc.
Mon objectif en tant que semencière est d’adapter les graines que nous produisons au sol varois argilo-calcaire tassant et à son climat particulièrement sec et chaud durant l’été, tout en conservant une productivité satisfaisante.
Afin de vous proposer une gamme assez large et abondante d’espèces et de variétés, et devant respecter, par souci de qualité, la mixité génétique des plantes (nombre minimum de plants sur lesquels récolter des graines), je pratique un travail de sélection seulement sur les facteurs “sécheresse et productivité”, ce qui implique de planter un grand nombre d’individus et de ne récolter de graines que sur certains.




